Le temps, la ville et l’urbaniste

15 mai 2011

La pensée des écologistes est-elle chinoise ?

Publié par alias dans Economie & clusters

La pensée des écologistes fascinée par la marge et le milieu, par ce que François Jullien qualifierait d’« écarts » dans « les transformations silencieuses », serait-elle chinoise ?

La pensée chinoise propose non pas un terme mais deux formant binôme entre lesquels on peut jouer dialectiquement : la modification – la continuation. La modification bifurque et la continuation poursuit : l’une innove, l’autre hérite.

En France, il serait devenu à la mode de dire « bonne continuation » lorsque vous quittez une personne. Notre pays serait-il à ce point conservateur, un pays d’héritiers ?

La pensée chinoise de la transition est par excellence celle qui nous retient de dire jusqu’où va telle propriété, or la pensée hellénistique dont les Français sont empreints, découpe des limites entre les genres et les propriétés pour y reconnaître de l’Etre, elle segmente.

La pensée chinoise de la transition est-elle transposable aux pôles de compétitivité, objet déroutant pour bon nombre de politiques ?

« L’écart » entre l’existence d’un pôle et de ce que le territoire serait advenu en l’absence de pôle, réflexion purement théorique, n’est pas mesurable, identifiable. De même, les relations entre les membres d’un même pôle seraient de l’ordre du sensible…

Le désappointement guette : comment appréhender et évaluer ces fameux pôles ?

Selon la pensée chinoise, l’écart promeut un point de vue qui est, non plus d’identification, mais d’exploration : la transition est l’indéterminable par excellence.

Tandis que des chercheurs s’attelaient à vouloir caractériser ces pôles à dose d’indicateurs quantitatifs, statistiques à l’appui, ils travaillent à présent davantage à la compréhension des systèmes et des processus de mutabilité d’un champ pour le moins complexe.

En délaissant la logosphère pour la biosphère, l’institution instituée pour la situation, les rapports des êtres humains sont désormais pensés dans un milieu (et non environnement).

Reste alors à concilier la philosophie du milieu et le libre arbitre de la volonté, lequel repose sur le désir et la connaissance, et donc sur l’estime de soi et la reconnaissance des acteurs.

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