Le temps, la ville et l’urbaniste

24 mars 2011

Cap sur 2030 : l’Agenda 21 du futur pôle métropolitain de la Région urbaine de Lyon

Publié par alias dans Pôles métropolitains

Le 23 mars s’est tenue, à l’initiative de la Région urbaine de Lyon, une rencontre des 4 Conseils de développement des intercommunalités du territoire. Cela fait à présent près de cinq ans qu’un « inter conseil de développement » travaille sur les missions du G4 de la RUL.

Les élus membres de l’association RUL n’ont pas été conviés à la rencontre du 24 mars portée par la direction de la RUL et n’ont donc pas eu la possibilité d’échanger avec les membres des Conseils de développement, lesquels s’interrogent sur la réception effective de leurs travaux.

A présent, le G4 de la RUL va mettre en place le futur « pôle métropolitain » et une présentation de l’avancée des travaux prospectifs de la RUL « Cap sur 2030 » sera donnée lors d’une grande conférence des Maires prévue le 8-9 juillet 2011.

Le projet du pôle métropolitain repose sur des changements de paradigme généraux :

Rapport ressources/richesses : la richesse s’évaluera à l’aune de notre capacité à renouveler les ressources plutôt qu’à les consommer. Une région riche sera celle qui saura cultiver son eau, assurer la traçabilité et la qualité de son alimentation localement, produire son énergie…;

Rapport puissance publique/individu : où comment intégrer les intérêts communautaires et les identités territoriales. Un nouveau modèle, qui ne peut plus être celui de l’Etat providence ni celui d’une somme d’individus aux intérêts particuliers, reste à inventer ;

Rapport technique/démocratie : il s’agit de démocratiser l’accès aux techniques scientifiques et d’établir des passerelles entre sciences dures et sciences sociales et donc de se préoccuper d’avantage de l’usage et de l’appropriation des techniques ;

Rapport mobilité/temporalité : l’excès de mobilité (vitesse, accessibilité) n’est pas soutenable mais sa régulation ne doit pas être formulée en terme de rétraction et de retour vers le passé, mais vers un mieux disant.

La complexité et la coopération sont la marque de la modernité. Les conseils de développement ne travailleront pas à l’élaboration d’un mille-feuille territorial mais d’un gâteau marbré, entité bien plus complexe et c’est d’autant mieux. Il sera  nécessaire de réinventer le système local de financement, la péréquation ayant ses limites.

Des outils et cadres opérationnels pourront être envisagés : banque territoriale et monnaie locale, agence métropolitaine de la mobilité, établissement public foncier, interscot plus intégré, conseil métropolitain des usagers, média public porteur d’un récit métropolitain…

L’attractivité du territoire dépendra de son cosmopolitisme (intégration des migrants), d’une politique touristique menée à l’attention des habitants du territoire (loisirs), d’un programme de recherche cohérant et affiché mixant sciences dures et molles (les usages des techniques).

Sa soutenabilité dépendra d’une politique environnementale interterritoriale impliquant la mutualisation des équipements et des transactions sur les ressources ; les espaces n’étant pas dotés des mêmes ressources auront à développer leur complémentarité.

La créativité, notamment industrielle, reposera sur de nouveaux hôtels créatifs (regroupe artistes, scientifiques, industriels) dans la vallée du Gier mais aussi à Givors.

La sociabilité de la métropole repose sur la création d’un statut de l’emploi résidentiel  (label, accords sociaux territoriaux..) afin de valoriser les emplois moins qualifiés, lesquels sont pour le moment sous-traités et malmenés. Les anciens seront reconnus.

Le législateur pourrait inventer une agence métropolitaine de la mobilité durable capable de lever l’impôt.

La métropole aura à prendre en compte  le renouvellement – non plus urbain – mais des infrastructures routières devenues désuètes du fait des changements environnementaux et énergétiques (ex Boulevard Laurent Bonnevay).

Les fonctionnaires ne pourront plus se penser comme des capitaines d’administration (autistes à la société civile) mais auront à travailler dans la transversalité et le décloisonnement.

Il sera nécessaire de créer des interfaces simples à la complexité organisationnelle. Cela consistera à simplifier l’accès aux services (guichet unique).

Un nouveau chantier pourra être ouvert par la RUL sur la précarité et le logement social, levier indispensable pour lutter contre les phénomènes d’exclusion sociale et de décrochage

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