Le temps, la ville et l’urbaniste

18 janvier 2011

Laurent Bonnevay : la barre des centristes

Publié par alias dans Partis & élus

Inspirée par les peintres cubistes, l’école de Chicago conceptualisa l’urbanisme sur dalle, la rue à plusieurs niveaux séparant les flux de circulation. L’architecture des immeubles est dotée d’une structure métallique renforçant des blocs de bétons armés et offrant des façades libérées.  Il en ressort une écriture à la Corbusier.

L’après-guerre fut propice à l’expérimentation urbaine sur des lieux abandonnés par l’armée sur Lyon.  Ce renouveau n’aurait été possible sans un portage politique fort, notamment celui du centriste Laurent Bonnevay, à l’origine du périphérique.

A cette époque, ce vent de modernité poussa la SERL à ne pas vouloir toucher aux Minguettes mais plutôt à la rue de Sèze et bon nombre d’architectes rêvaient de pouvoir s’installer dans l’une des fameuses barres de la Duchère.

En quête d’esthétique et soucieux de créer davantage de logements, fascinés par la vitesse mais également porteurs d’un projet trop autoritaire, ils en oublièrent les rapports sociaux. Le concept de mobilité finit par ridiculiser ce courant un peu trop raide. L’année 73 fut la fin du mouvement, marqué par l’arrêt de la croissance urbaine.

A présent, cet urbanisme suscite une double réaction d’attraction et de répulsion, comme à la Duchère, où certaines barres/tours seront conservées et pas d’autres. Selon Jacques Rey, auteur de “Lyon, cité radieuse”, il perdure une idée très lyonnaise : celle de concevoir les mégastructures fonctionnelles, sans penser intégration urbaine et liens sociaux.

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